Mois: mars 2015

Burj Khalifa l’Audacieuse

Une prouesse de l’architecture pour reprendre les termes de mon ami architecte Jeremy! Je suis loin de m’imaginer toute la complexité géniale que ce projet à nécessité mais je peux au moins en apprécier toute son esthétique. J’ai pour habitude de m’émerveiller pour des monuments historiques en imaginant l’effort accompli et l’intelligence que les hommes ont eu pour créer ces œuvres. C’est la première fois, je crois, que j’ai ce réflexe pour un monument contemporain. Son charisme élégant est tout simplement subjuguant. Bien sûr, la visite est hyper américanisée : une musique Disney, des paroles à la ‘Amour, Gloire & Beauté’ et des vidéos relatant son édification… Autant de stimuli sensoriels pour exacerber nos sens, comme s’il fallait une cerise sur le gâteau. J’ai cependant trouvé les mots du Président de Dubaï intéressant & aspirationnel : le rêve dubaïote remplace le rêve américain.

Pétra la Charismatique

La beauté de ce site m’a subjugué! Il y règne une atmosphère très particulière. L’état de conservation est étonnant et certains bédouins vivent encore dans les montagnes du site. Lorsque l’on est en hauteur, on peut facilement se projeter dans le passé et imaginer comment la ville pouvait s’organiser : les étales de commerces, les allées et venues des cheveaux qui tirent leur lourde charette, les chamaux, les troupeaux de moutons, les chiens qui aboient et les ânes qui braiment. De vraies scènes de la vie quotidienne. Et puis Pétra se mérite et se dévoile par surprise. D’abord il y a les deux kilomètres de marche à pieds pour découvrir la première porte – La sublime et richement ornée Khazneh -, le chemin se poursuit pour découvrir le reste du site (le forum, le tombeau du roi pour ne citer qu’eux). Il y a ensuite les quelques 800 marches taillées dans la roche pour atteindre la seconde porte – le Monastère alias le Deir en arabe. Autant d’efforts qui rendent le spectacle d’autant plus appréciable. …

Halawa

Ouh ha! Gros coup de coeur pour cette pâtisserie orientale! Un condensé de cacahuetes ou de pistaches (mon préféré) soudé par de l’huile et du sucre. Il y a aussi une version avec du chocolat mais je ne l’ai pas essayée car je ne trouvais pas cette déclinaison suffisament authentique. Les locaux le mange avec du thé et disent que cela donne un coup de fouet le matin. Vu la dose de sucre, je les crois sur paroles. Mon petit bonheur au petit déjeuner…

Les mosaïques de Madaba

Bon, je ne suis personnellement pas fan des reliques religieuses mais il est impossible d’en faire fi lorsque l’on visite des sites historiques. L’art religieux est un chapitre inévitable de l’histoire de l’art et son étude permet de mettre en exergue des techniques très abouties, notamment ces mosaïques.   La maîtrise de la perspective est plutôt maîtrisée et l’on devine la volonté de laisser transparaitre un certain dynamisme dans les scènes illustrées : la fluidité des drapés, les expressions faciales, les postures des corps et les mouvement des objets.  L’oeuvre crée ainsi une certaine fluidité initiée par l’agencement de matériaux rigides et à la colorimétrie variée.   Quand on s’éloigne, les contours des mosaïques disparaissent et l’oeuvre devient une peinture. En faisant abstraction du sujet, l’objet devient vraiment magnifique.                 

Le Fresh & Clean Jordanien

A deux reprises, je n’en fait donc sûrement pas une généralité, je me suis étonné de l’odeur très fruitée des serviettes propres : des notes de pommes vertes acidulées qui me rappellent les bonbons langues de chat à la pomme. Ces notes me confèrent effectivement un univers pétillant mais pas vraiment frais & propre. Je trouve qu’on est ainsi loin de nos codes traditionnels des parfums ‘laundry’ généralement aldehydés et marins que je préfère d’ailleurs…

La douche sous l’Oasis

Après les notes fraîches et relaxantes de la vervaine contenues dans les produits d’hygiène des précédents hôtels, place aux notes plus charnues, opulentes et sophistiquées. Le sillage de ces produits était empreint d’un bouquet floral blanc texturé et assez complexe. Il m’évoque des notes de tubéreuse pour ses facettes riches & envoûtantes, sa dimension un peu terreuse et son côté animal (‘bah mais ça sent la bête!´ dixit le verbatim de Jérémie…). Une proximité plus évidente compte tenu des préférences olfactives du Moyen Orient qui est vraiment appréciable et en bonne adéquation avec l’univers de l’Oasis dans lequel nous logeons…