Mois: mai 2015

Shoot de serpent et vin d’osmanthus

Notre croisière sur la rivière Li nous a permis de goûter à deux spécialités alcoolisées très locales : l’alcool de serpent et le vin à l’osmanthus. J’ai évidemment été tenté par le vin qui finalement s’est avéré plus fruité que floral. Ce vin, plutôt liquoreux, convient particulièrement pour l’apéro ou pour le dessert ou parce qu’on a envie d’un verre. Quand j’ai vu la bouteille d’alcool avec le serpent enroulé à l’intérieur, j’ai voulu sauté par dessus bord. Après, je me suis dit, pourquoi pas, quitte à recracher ensuite. En fin de compte, ça n’était pas si désagréable que ça. C’était plutôt sec, comme un alcool blanc, et sans arrière goût trop prononcé. Cette boisson convient surtout aux voyageurs en quête de sensations et pour pouvoir dire : ´I did it. What else?´

Croisière au milieu des pains de sucre

Les paysages pittoresques de la Chine du Sud rivalisent vraiment avec les trésors culturels de la Chine du Nord. Notre croisière sur la rivière Li nous l’a encore bien prouvé! Les panoramas de pains de sucre se contemplent à l’infini et ont même inspirés le billet de 20 Yuan. Un aperçu sur rivière de ce que sont les reliefs de la baie d’halong au Vietnam. Encore une nouvelle destination à explorer, for sure!

Rizières sous la brume

Dernier point d’orgue de notre séjour en Chine : les rizières en terrasse de Guilin, plus précisément située à Ping Han. Ces rizières, exploitées depuis 800 ans, dévoilent des points de vue extraordinaires même par temps brumeux! En effet, la brume a finalement insufflé une aura de mystère sur ces paysages verdoyant. Elle influe ainsi sur l’atmosphère qui règne sur les lieux en faisant changer le paysage de secondes en secondes. Un moment de poésie qui fait oublier les rudes conditions de vie dans lesquelles vivent les paysans pour conserver ce si précieux patrimoine.

Forêt d’écriture

Ma première initiation à la calligraphie a été très qualitative. J’ai eu l’occasion de me balader à Xi’an dans une forêt de 3000 stèles qui prônent les préceptes de Confucius qu’il faut suivre.  Telle une bibliothèque géante, sept salles conservent ces écrits et mettent en exergue les différents styles de calligraphie adoptés par les maitres de cette discipline extrêmement rigoureuse. J’ai personnellement une accointance pour la calligraphie cursive bien qu’elle soit plus abstraite. Les caractères impriment un mouvement de danse, figure d’expression des sentiments vive et spontanée. A travers ce style, on peut percevoir toute l’intensité et l’émotion de l’artiste et ainsi vivre son art. Lors de la visite de la Pagode de l’Oie Sauvage, j’ai eu l’opportunité d’avoir une leçon pratique de calligraphie dans une salle de classe à l’odeur si signée et agréable de l’encre de Chine.  L’écriture du mot ´joie’ m’a permis d’expérimenter toute la complexité de cette discipline qui réside dans le mouvement et l’ordre des traits! La réalisation de cet art avec brio naît de la rapidité, l’assurance et la …

Effroi communiste

Chaque transport – en train ou en voiture – m’a permis de réitérer un constat : la Chine subit une incroyable mutation! Les habitations au plus près de la terre et de l’eau deviennent en partie désertées au profit de quartiers d’immeubles tous semblables. Je suis passionné et grisé par les paysages urbains hyper modernes et qui font l’éloge des génies d’architectes de nos temps. Je le suis beaucoup moins face à des immeubles – encore inhabités pour la plupart – et qui se ressemblent tous! Cela me procure une angoisse d’un monde qui se prépare à un grand changement dont je n’en connais pas les intentions. Une angoisse exacerbée en pensant que ce pays aurait consommé en trois ans, selon une information communiquée par Bill Gates, plus de béton qu’il n’en a à date fallu pour construire tous les Etats-Unis. Il y a bien sûr des édifices modernes et esthétiques qui font l’exception comme les ponts de Taihuanan, par exemple. Ils ne font qu’accentuer la force de frappe assommante du pays. Une passion du …

Terra Cotta à Xi’an

Le second point d’orgue de notre séjour en Chine a été la visite de l’armée de terre enfuie à Xi’an alias les Terra Cotta Warriors! A l’âge de 13 ans, l’empereur Qin a eu le projet fou et mégalo d’imaginer sa tombe qu’il souhaitait ensevelie avec toute son armée. Le résultat est saisissant et le travail réalisé par les archéologues pour en révéler tout son mystère flirte avec la perfection. Du colonel à l’archer, j’ai été frappé par le sens du détail apporté à la réalisation de ces soldats. Chaque statue est unique puisqu’elle incarne un membre de l’armée impériale. Chaque vêtement est stylisé et personnalisé en fonction du grade du soldat. Un seul point commun m’interpelle : leur regard. Chacun d’eux confère une expression de fierté assurée. Un sentiment de dévotion jusqu’à la mort pour son serviteur. J’ai également été étonné du moindre soin apporté aux jambes et aux pieds des soldats, comme si leur créateur avait voulu y appliquer une sorte de dégradé de précision depuis leur tête jusqu’à leurs souliers. Une intention …

J’ai eu 22 ans

Pingyao aura été la ville ancienne qui m’a réconcilié avec la Chine! En plus de sa typicalité intacte, cette cité bordée de remparts nous aura permis de rencontrer trois jeunes étudiants en génie civil : Li Cong, Zhao Sijia et Liu Hao. Les premiers mots se sont échangés lors de notre promenade sur les remparts de la ville. Ils nous ont rapidement proposé de passer la soirée ensemble, nous avons immédiatement accepter leur invitation! Certes, la communication ne sera pas très fluide – dur dur sans Google traduction!- mais l’apéro facilitera au moins la démarche! Nos compères ont beau avoir 22 ans et le portefeuille d’un étudiant, nous avons été accompagnés comme des rois! Ils nous ont fait découvrir la street food – on a eu peur et Dieu merci c’était bon – et le vin jaune à 40% conditionné dans un baril avant de nous inviter dans un restaurant traditionnel. Petit moment de solitude lorsque Jérémie et moi avons commis une grosse erreur! Pour mettre De l’ambiance, nous avons fait un peu de musique avec …