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Gastroryokan

Notre séjour dans 4 ryokans nous a permis d’avoir un spectre assez précis en ce qui concerne le traditionnel repas japonais. Le repas commence très tôt – entre 17h30 et 19h00 – et est normalement précédé d’un bain. Le repas se déguste donc en kimono sur une table basse. Au global, la cuisine japonaise conjugue un complexe fabuleux de compétences : l’art du service, l’alchimie culinaire et ses codes esthétiques. L’art du service – Une dame est littéralement dévouée au moment du repas pour présenter et servir les mets. C’est en s’agenouillant et en s’inclinant qu’elle ponctue chaque sortie de la chambre. Une marque de respect soutenue quelque peu déconcertante quand on n’y est pas habitué. L’alchimie culinaire – De plats crus en plats bouillis sans oublier les mets fris, le repas comble un large éventail d’expériences gustatives. Ici, le poisson n’a jamais été aussi désirable. Oubliez son odeur nauséabonde et son goût banal, cela n’existe pas. Il est parfumé, fumé, fondant, gras, lisse, ferme, métallique et tendre. Sa peau, oui elle se mange, peut …

Hiroshima, l’indestructible

Nous clôturons notre idylle japonaise dans une ville au passé si lourd et à l’énergie si palpitante. Deux nuits dans l’hypercentre de la ville ont suffi pour se rendre compte de la force créatrice des japonais pour se reconstruire suite à l’explosion de la bombe A. Seuls les mémoriaux trahissent l’explosion de cette monstruosité il y a 70 ans. Une trace essentielle des erreurs du passé pour éviter qu’elles ne se reproduisent mais aussi un pied de nez et une affirmation du courage pour se redresser, aller de l’avant et vaincre. Le musée du Mémorial de le Paix est évidemment bouleversant et exacerbe l’empathie et l’effroi que l’on peut ressentir. Les objets exposés semblent avoir cristallisés l’horreur de l’explosion, les reconstitutions donnent des hauts le coeur, les explications scientifiques remuent le couteau dans la plaie. J’ai trouvé qu’il y avait d’ailleurs un peu trop de pathos, notamment véhiculé par les récits des enfants qui travaillaient sur les sites de démolition au moment du drame et qui sont morts suite à une atroce agonie. De plus, …

Une histoire de pointure! 

Un petit moment Fashion Police s’impose! Que ça plaise ou non, il faut bien avouer que les japonaises ont du style et un sens aigu de la mode! Les looks sont variés, assumés et sophistiqués! Du style manga à la petite écolière faussement innocente en passant par la it-girl qui sort tout droit d’un podium haute couture! Ici, les ballerines complètent la majeure partie du temps le style fillette et ne font pas fonction de pantoufles de rue. De plus, la taille du talon passe très vite du rikiki au vertigineux. A l’inverse, si les japonaises ne découvrent jamais le haut, les jambes sont sans complexes dénudées. Le port du micro short est un must have, la jupe reste néanmoins très souvent mini. Lorsqu’elles ‘straight the pose’, c’est magnifique, d’autant plus qu’elles ont une arme redoutable : elles n’ont pas de cellulite! Mais quand la plupart défilent, il y a comme un hic…! Pourquoi certaines marchent en canard ou avec les pieds à l’intérieur? Et pourquoi choisissent-elles systématiquement des chaussures d’une pointure trop grande? (Sourcil …

 Onsen Coma

Pour oser pénétrer dans l’antre des onsens, des bains traditionnels japonais dans des sources naturellement chaudes où hommes et femmes sont séparés, il faut tout d’abord essentiellement mettre de côté un trait de personnalité handicapant : la pudeur!  Passé ce détail, l’expérience débute par une douche chaude assis sur un petit tabouret en bois, voire en plastique pour les onsens publiques. Les plus traditionnels se mouillent en s’aidant d’une bassine, les plus impatients utilisent le pommeau de douche! Ce n’est qu’une fois propre que le bain peut commencer.     D’abord un pieds. Les bains peuvent être bouillant, brûlant! Ensuite le corps tout entier! Il faut quelques minutes pour que les muscles se relâchent, que les vaisseaux se dilatent et que l’esprit se dissolve. C’est à cet instant que l’on est prêt à refaire le monde. Un monde plus beau quand il fait chaud, un effet weed mais sans weed.  Quand le coeur s’emballe et que la tête tourbillonne, il faut redescendre sur terre et ne laisser que les pieds immergés dans cette eau ‘comatique’. Et heureusement, …

Trésors de Kyoto

La visite de cette ancienne capitale a été brève bien qu’elle nous ait permis de découvrir deux sites classés au patrimoine de l’UNESCO.  Tout d’abord, le Kinjuki-ji alias le palais doré. Il s’agit d’un temple bouddhiste juché au bord d’un point d’eau stylisé surlequel sa parure dorée se reflète. De loin, la structure du temple semble être réalisée uniquement avec de l’or massif. C’est en découvrant le temple de plus près que l’on réalise qu’il s’agit de feuilles d’or brillamment posées qui magnifient la finesse des moulures.        Ensuite, le Fushimi Inari-taisha Un temple bouddhiste bordé par de longs sentiers constitués d’une succession de portes oranges et aux inscriptions peintes en noires. Ces portes sont un porte bonheur pour ceux qui l’acquièrent et rendent la promenade plutôt spirituelle. Certains visiteurs, vêtus du traditionnel et somptueux kimono, nous rappellent des temps révolus et confèrent un instant de typicalité japonaise.     

Okonomiyaki

Spécialité culinaire à Hiroshima préparée devant les convives sur une plaque chauffante. Il s’agit de deux crèpes fourées de nouilles, de soja et de bacon. Le dessus de la crèpe est nappée d’une sauce sucrée et soupoudrée d’un peu de verdure hachée. La variante que j’ai choisie intègre également du fromage. C’est très bon mais un peu gras puisque la graisse du bacon impreigne la préparation. J’aurais également aimé un peu d´oignons fris…!  Oishi!