Tous les articles classés dans : Vertige de Sens

Vertige du désert

Il y a des paysages dans ce monde que l’on ne soupçonne même pas et tout particulièrement lorsqu’ils sont perchés à plus de 3000 mètres d’altitude, dans un milieu aride et hostile, de jour et encore plus de nuit. Les hauts plateaux chiliens et boliviens incarnent parfaitement la surprise de découvrir de tels panoramas. Et c’est en ce sens que cette aventure constitue le 4ème Vertige de ce Tour Du Monde 2015. Désert de Silolli, Désert De Salvator Dali, Lagunas Colorado, etc… Autant de mots qui symbolisent l’immensité, l’absence de repères, le sentiment de liberté face à une nature indomptée. L’essence du voyage. Alors que nous sommes dans une région, certes très étendue, aucuns paysages ne se ressemblent au fur et à mesure que les kilomètres défilent sur le compteur. Les décors peuvent passer du gris souris au jaune moutarde ou au blanc cassé par les fragments de sel ou de potassium. Les lagunas des déserts de bolivie peuvent être teintés de bordeau, d’ocre, de vert emeraude ou de bleu nuit. Chaque nouvel espace, principalement …

Ballade sur un volcan

Prendre l’hélicoptère est toujours une expérience sensationnelle. Lorsqu’elle est ponctuée par une marche presque solitaire sur un volcan en activité, l’aventure devient exceptionnelle.  Je n’avais jamais imaginé pouvoir marcher un jour sur un volcan. Mais la Nouvelle Zélande offre cette opportunité sur un plateau d’argent. L’expédition sur la White Island est ainsi le troisième vertige de ce Tour Du Monde. Le volcan est une synthèse plus impressionnante de ce que l’on peut découvrir à Rotorua, située sur l’île principale du Nord, avec en bonus les vestiges d’un site d’exploitation de souffre abandonné et rongé par l’air du volcan. Les contrastes des couleurs sont sublimes. Ils oscillent entre le jaune flamboyant du souffre, la terre grisâtre, le rouge du fer et le violet du manganèse. Des contrastes nuancés par les va et vient des vapeurs de souffre qui dansent au rythme des rafales de vents et qui brulent les narines, grattent la gorge jusqu’à son dessèchement pour y laisser un goût tellement nauséabond. Heureusement que les masques oprimaient ces désagréments! Le lac d’eau acide qui siège dans …

J’ai eu 22 ans

Pingyao aura été la ville ancienne qui m’a réconcilié avec la Chine! En plus de sa typicalité intacte, cette cité bordée de remparts nous aura permis de rencontrer trois jeunes étudiants en génie civil : Li Cong, Zhao Sijia et Liu Hao. Les premiers mots se sont échangés lors de notre promenade sur les remparts de la ville. Ils nous ont rapidement proposé de passer la soirée ensemble, nous avons immédiatement accepter leur invitation! Certes, la communication ne sera pas très fluide – dur dur sans Google traduction!- mais l’apéro facilitera au moins la démarche! Nos compères ont beau avoir 22 ans et le portefeuille d’un étudiant, nous avons été accompagnés comme des rois! Ils nous ont fait découvrir la street food – on a eu peur et Dieu merci c’était bon – et le vin jaune à 40% conditionné dans un baril avant de nous inviter dans un restaurant traditionnel. Petit moment de solitude lorsque Jérémie et moi avons commis une grosse erreur! Pour mettre De l’ambiance, nous avons fait un peu de musique avec …

 Onsen Coma

Pour oser pénétrer dans l’antre des onsens, des bains traditionnels japonais dans des sources naturellement chaudes où hommes et femmes sont séparés, il faut tout d’abord essentiellement mettre de côté un trait de personnalité handicapant : la pudeur!  Passé ce détail, l’expérience débute par une douche chaude assis sur un petit tabouret en bois, voire en plastique pour les onsens publiques. Les plus traditionnels se mouillent en s’aidant d’une bassine, les plus impatients utilisent le pommeau de douche! Ce n’est qu’une fois propre que le bain peut commencer.     D’abord un pieds. Les bains peuvent être bouillant, brûlant! Ensuite le corps tout entier! Il faut quelques minutes pour que les muscles se relâchent, que les vaisseaux se dilatent et que l’esprit se dissolve. C’est à cet instant que l’on est prêt à refaire le monde. Un monde plus beau quand il fait chaud, un effet weed mais sans weed.  Quand le coeur s’emballe et que la tête tourbillonne, il faut redescendre sur terre et ne laisser que les pieds immergés dans cette eau ‘comatique’. Et heureusement, …

Rencontre avec les enfants de Deogargh

Je suis censé me focaliser sur les sens mais je ne peux pas me permettre de passer à côté d’une expérience aussi touchante, sans doute l’une des plus mémorables du chapitre Inde. Il y a des expériences où tous vos sens sont en alerte, où ils sont difficilement contrôlables et descriptibles. Et finalement, ce sont les émotions ressenties qui prennent le dessus. Cette expérience en fait partie et initie ainsi une nouvelle sous-catégorie de mon blog : vertige de sens. Après avoir pris un petit train rural qui sillonne les chemins de fer les plus hauts de la chaîne de montagnes Haravelis, nous nous installons confortablement dans notre hôtel qui est situé juste après un petit village nommé Deogarh. Nous décidons d’aller le visiter en compagnie de notre guide, PP (initiales d’un nom composé imprononçable!). Nous rencontrons plusieurs familles, notamment des agriculteurs où leurs vaches dorment dans leur mini cour intérieure, des ébénistes dont le grand-père de 84 ans ponçait sa canne, avant de visiter le premier temple du village. Il était fermé mais nous …

Les merveilles des Bazars

Les bazars indiens sont de vraies cavernes d’Ali Baba. Comme chez Harod’s, on y trouve de tout, le luxe en moins évidemment! Et mes sens n’ont pas botté en touche! J’ai tout d’abord été émerveillé par toutes les couleurs sur-pigmentées des fruits & légumes, des épices, des étoles et des bracelets irisés. C’est comme si j’étais hypnotisé et aveuglé par toutes ces tentations. Alors que mes yeux continuent de faire des tourbillons, je ne peux pas m’empêcher de mettre mon nez en action pour essayer de déceler un maximum d’odeurs! Un cocktail sur-vitaminé du piment, du curcuma, du gingembre et autres épices habillent des notes d’encens, de fleurs et de résine de canne à sucre. Mon souhait le plus cher était également de pouvoir voir mais surtout toucher différentes qualités de textille! Mon voeux a été exhaussé grâce à notre guide qui nous a emmené chez un grossiste. Ce dernier nous a montré ses plus belles étoles et draps de lit : de l’organza au satus, en passant par le patchmina et la soie. Quelques caresses …